Google est forcé de retirer le bouton Voir l’image. Une alternative existe déjà.

Dès aujourd’hui, les résultats de recherches d’images dans Google ne comportent plus le bouton Voir l’image, qui permet d’être amené directement sur le fichier de l’image pour la télécharger en haute résolution. Des alternatives existent déjà pour Firefox et Chrome.

Le changement soudain était pourtant prévu. Le web francophone en parle peu : depuis quelques année, le géant Getty Images, une banque d’images pouvant être téléchargées et utilisées contre paiement unique, a déposé une plainte contre Google auprès de la Commission Antitrust de l’Union Européenne. La société Getty avancait que la consommation immédiate de l’image causait du tort à leur service. Ainsi, les consommateurs pouvaient télécharger l’image sans payer un centime auprès de Getty. Ma source est un article du journal Times. C’était en 2016.

Plutôt  que de se lancer dans un procès long et couteux, Google a signé un contrat avec Getty. C’est à l’issue de cet accord que Google a accepté d’empêcher ses utilisateurs de voir directement l’image qu’ils cherchaient, en les forçant à passer maintenant par le site hébergeant l’image. Dans le cas de Getty, qui a ouvert sa librairie à l’usage non-commercial en 2013, cela devrait rediriger des ventes. Vous pouvez lire le communiqué de presse sur le site de Getty. Les sociétés ne vont pas dans le détail, mais annonçaient le 9 février travailler ensemble pour promouvoir les images Getty dans les résultats de recherche Google.

Bien entendu, il y avait une réelle utilisation du bouton Voir l’image : le téléchargement direct en haute résolution. D’autant plus que dans beaucoup de cas, l’image est introuvable sur le site source.

Heureusement, il existe déjà des alternatives. Sur Firefox, je conseille l’extension simplement appelée Google Search « View Image » Button. Le bouton sera en anglais, mais il exécute exactement la même fonctionnalité et ressemble tout à fait au bouton supprimé. Pour Chrome, il existe l’extension View Image, qui fonctionne exactement comme son homologue. On espère que ces deux extensions ne feront pas l’objet d’un procès de si tôt.

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