Skip links

8 secrets de designer pour un logo génial

On ne le dira jamais assez, mais ne savoir qu’utiliser les outils de graphiste ne fait pas de chacun un graphiste professionnel. Au-delà des outils techniques existe toute une théorie dont les règles sont plus ou moins souples. Dans cet article, je vous invite à découvrir quelques-uns de ces principes théoriques rigides afin de transformer votre prochain logo en vrai chef-d’oeuvre.

1. Un logo par lui-même ne sert à rien

C’est peut-être le principe le plus important à connaître. Si votre identité se résume à un logo et rien d’autre, alors elle est inexistante. Le logo, c’est le chef de file qui lie les éléments de l’identité ensemble. Ne vous arrêtez pas seulement au logo !

En général dans le processus de graphisme, le logo est écarté en premier. Il est dessiné, validé, puis la charte graphique est écrite selon le logo (ce document sert à expliquer à tout un chacun comment utiliser le logo et l’identité de l’entreprise afin de rester cohésif). Une fois que la charte graphique est mise en place, le reste de l’identité peut être découlé. La carte de visite, l’atmosphère du restaurant, le site web, etc. etc.

2. Gardez un fil rouge tout du long

Et on rejoint le point 1. Il est donc très important de conserver un fil rouge, c’est pour ça que la charte graphique est utile. Pas besoin d’être grand designer pour en écrire une, n’importe quel outil de traitement de texte y parviendra. Celle-ci peut contenir un peu tout ce que vous voulez : quels codes couleur utiliser dans quelle situation, quelle variante du logo pour quelle utilisation, etc. Des centaines de chartes graphiques sont disponibles en ligne, j’en ferai peut-être un article à l’avenir.

Le fil rouge que produit votre logo est primordial ! Un logo sans identité n’atteint que la moitié de son potentiel. Mais il ne faut pas non plus démarrer un logo sans avoir d’idée au risque de se retrouver à faire une identité qui ne colle pas (exemple tout bête : on conçoit un logo violet que l’on imprime sur 300 cartes de visite et tous nos menus jusqu’à ce qu’on se rende compte que notre restaurant est rouge et jaune).

3. Commencez par des croquis

Ils sont terriblement importants et d’autant plus utiles. Je commence toujours par dessiner mes logos dans un cahier. Pas besoin d’être un artiste : ces croquis sont pour vous. Trois coups de crayon sont plus rapide que la souris et le clavier, et vous pouvez les modifier rapidement, en redessiner d’autres… bref, les croquis à la main sont à la base de tout logo.

4. Apprenez à utiliser les couleurs

J’ai d’ailleurs un article traitant des couleurs. Mais pour le moment, attardons-nous sur les palettes de couleur.

En art, certaines palettes sont plus adaptées que d’autres dépendant le ressenti qui doit être dégagé. Mais pour le graphisme, je ne suis pas sûr que certaines palettes soient forcément mieux que d’autres. Les plus simples à manier cependant sont les palettes monochromes et complémentaires – ceci car un logo est petit et contient peu d’éléments colorés. C’est-à-dire qu’une palette adjacente propose trois segments de couleurs pas forcément très contrastés (il serait dommage de ne pas pouvoir différencier le symbole du texte), et la palette adjacente-complémentaire requiert trop de couleurs différentes ce qui nuit à l’harmonie du logo.

Ensuite, il est important de comprendre comment une couleur est créée. Pour faire simple, celle-ci contient 3 paramètres : la teinte, la saturation, et la luminosité. Vous avez peut-être déjà vu le sigle TSL. Ce principe provient droit du fonctionnement de la peinture ! Explications :

  • La teinte est la base qui formera la couleur. Bleu, orange, rouge, vert, etc.
  • La saturation représente à quel point la teinte est mélangée à du blanc.
  • Enfin, la lumière indique à quel point la teinte est mélangée à du noir.

Capture - 8 secrets de designer pour un logo génial

Voici l’écran de sélection des couleurs de Photoshop. On voit bien le sigle TSL à droite, appliqué dans le sélecteur à gauche.

Si je parle du principe TSL, c’est parce que grand nombre de débutants font l’erreur de choisir des couleurs trop saturées. Elles agressent l’oeil et donne une impression de faux. Si vous travaillez en mode RVB, il est possible de diminuer la saturation simplement en augmentant de manière égale le R, V et B. Par exemple si vous démarrez avec la couleur 200,0,0 (Rouge 200, Vert 0 et Bleu 0), il suffit de la changer en 200,50,50 pour déjà la désaturer. Si vous baissez le rouge, alors vous baisserez la lumière. Idéalement, évitez d’utiliser des couleurs trop proche de 255.

En CMJN, c’est le même principe qui s’applique mais à l’inverse : puisque 100% indique la présence maximale d’une des 4 encres, il faut baisser ce pourcentage pour augmenter la désaturation. Donc si on démarre avec CMJN 50, 75, 75, 0 (Cyan 50%, Magenta 75%, Jaune 75%, Noir 0%) il faut alors baisser le magenta et le jaune par exemple à 40% pour désaturer le Cyan.

5. Gardez une copie de TOUT

C’est certainement ce qui prend le plus de temps à apprendre. Lorsque vous travaillez sur votre logo, conservez une copie de chaque itération qui en est faite. Changer la couleur du symbole ? On copie le dernier qu’on a fait, on le colle à côté, et on change la couleur de celui-là. Comme ça, vous conserverez absolument tout ce que vous avez fait et il est possible de revenir en arrière ainsi que de comparer votre travail. On veut tester une autre police ? Aucun problème, on copie l’ancien logo, on le colle, on essaie la nouvelle police et on compare les deux individuellement !

exemple 01 252x300 - 8 secrets de designer pour un logo génial
(petit exemple d’un de mes fichiers de travail.
C’est brouillon, mais j’ai conservé chaque itération de mon logo)

6. Votre logo doit tenir debout de lui-même

Je vois beaucoup de graphistes présenter leur travail directement dans un mockup (image ci-dessous. On remplace l’affiche présente par la sienne), ou bien sur différents aplats de couleur. Selon moi, c’est une erreur que de directement placer son logo en situation. Forcément qu’il paraîtra beau s’il est placé sur une belle image ou une belle couleur.Outdoor Poster Mockup PSD template - 8 secrets de designer pour un logo génial

Un logo doit être capable de tenir debout par lui-même en noir et blanc (d’ailleurs, je dessine souvent le logo en noir et blanc avant de lui donner de la couleur).

7. Recyclez tout ce que vous pouvez

C’est l’un des grands secrets de la conception graphique. Réutilisez tout ce que vous pouvez tel quel ! Et ça s’applique à tout : par exemple, on évite d’utiliser plus de deux polices dans un seul logo. Utilisez la même ! Ou bien une pour le nom, une autre pour le slogan. Faites apparaître la police du slogan dans la charte graphique, elle sera utilisé pour les titres de rapport !

Votre site utilise beaucoup les rectangles ? Evitez les images rondes !
Le symbole de votre logo est plutôt effilé et arrondi ? Trouvez une police aux bouts arrondis et aux lettres effilées, ils iront mieux ensemble !

Oui, ce recyclage est à la base même de l’harmonie graphique.

8. Cachez votre ego

Enfin, il est important de pouvoir se débarrasser de ses préconceptions avant même de commencer quoi que ce soit. Un logo doit plaire à vos clients, il ne doit pas plaire à vos goûts personnels. Bien sûr, c’est toujours mieux d’avoir un logo qu’on apprécie, mais la recette de son succès nécessite qu’il crée un lien avec sa cible. Nous pouvons noter que le client n’est pas toujours l’utilisateur, et je parle donc bien des individus et entités qui paieront vos services ou produits. Exemple tout bête, l’alimentation de grande surface. Les utilisateurs du produit sont les gens comme vous et moi, mais le client d’une telle société (Danone, Nestlé, c’est égal) sont les magasins de grande surface puisqu’elle ne vend pas directement aux consommateurs.

Leave a comment

Name

Website

Comment