Les conseils pour bien utiliser un code QR

Le codes QR: qui ne connait pas ? Originellement utilisables par le public depuis 1999 au Japon, ce n’est qu’à partir de l’avènement des smartphones qu’on en parle enfin dans le reste du monde. Ces codes, qui ont vécu plusieurs versions et peuvent maintenant contenir tout un tas d’informations (une position GPS, un lien internet, même un contact s’ajoutant directement à votre carnet d’adresses !), sont faciles à utiliser et aujourd’hui encore nous les voyons un peu partout.

Les codes QR sont faciles à mettre en place, et ils peuvent rapidement amener vers une information pertinente. Pourtant, je vois presque tous les jours des QR mal utilisés ! Voyons plutôt ensemble les conseils faciles pour bien utiliser un code QR.

Tout d’abord, je pense qu’il vaille la peine de le dire : presque personne n’utilise les codes QR, comme le démontre une étude de emarketer.com. Pour synthétiser l’étude : en Europe, seul un adulte sur 4 a au moins scanné une fois un code QR. Bref, c’est un nombre bien bas.

Mais pourquoi est-ce que personne scanne les codes QR si on les voit partout ?

C’est justement ce que nous allons étudier dans cet article ! Il faut déjà voir comment ces codes sont conçus. En théorie, ils sont parfaits : alors qu’avant on ne disposait que d’un espace limité (une affiche, une feuille A4…), on peut maintenant inclure un code QR quelque part et diffuser toute l’information que l’on souhaite.

En pratique, un code QR amène vers l’inconnu et demande un effort afin de pouvoir le scanner. Il existe donc une dissonance entre ce que pensent les vendeurs et les consommateurs. Prenons par exemple l’affiche du Wake up and run 2016 (cliquez ici pour la voir en grand) :

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Le code QR en bas à droite est à peine visible (et encore moins sur l’affiche imprimée, qui est pourtant plus grande). Il est cependant scannable, pour peu qu’on le remarque.

Et alors il faut faire quoi pour le rendre attirant ?

Regardons rapidement ce qui retient le consommateur lorsqu’il est face à un code QR. En premier, il ne sait pas forcément où le code amène. Pour la plupart des gens, son téléphone est une possession importante : on y fait donc attention, et on ne visite pas n’importe quoi. Et même si le code QR est proprement expliqué (dans l’affiche ci-dessus, si on écrivait par exemple qu’il amène sur le site de l’évènement), le consommateur ne verra pas forcément l’intérêt d’aller chercher plus d’information.
Enfin, il faut encore vouloir faire le geste de sortir le téléphone, ouvrir l’application, pointer le téléphone (en espérant que le code fonctionne), et ouvrir un lien qu’on a le temps de regarder.

Avant de mettre un code QR sur votre affiche ou, plus généralement sur votre composition, demandez-vous s’il en faut vraiment un. Ajoute-t-il des informations qui n’existent pas sur l’affiche ? Avec tous les types d’information qu’un code peut contenir, assurez-vous d’y inclure la bonne (par exemple une localisation GPS pour une affiche de vide-grenier). Le mieux encore cependant reste de pointer vers une page de son site internet qui contient ce qu’on veut transmettre. Ainsi, si votre code devra durer dans le temps, il est possible de changer le contenu de la page (par exemple si on offre un catalogue de voyages et que ceux-ci changent chaque année).

Voici une petite liste de ce qu’il faut vérifier après la création de son code :

  • En premier, choisissez un design approprié. Il est possible de donner n’importe quel look à un code QR de nos jours, fini l’époque des codes entièrement carré !
  • Cependant, assurez-vous bien qu’il puisse être scanné ! La couleur du code, sa taille et sa complexité (parfois paramétrable) peu rendre un code inutilisable.
  • Indiquez ce que fait le code QR. Amène-t-il sur un site ? Ajoute-t-il un contact ? Ceci devrait être clairement indiqué.
  • La cible du code est-elle pertinente ? Par expérience, je dirais que la plupart des gens écrivent le nom du site sur Google depuis leur téléphone pour trouver l’adresse. Un code amenant directement à votre site n’est pas forcément utile.
  • De plus, est-elle adaptée à être vue sur un petit écran de smartphone ? Si elle amène sur un site par exemple, est-il adaptatif ?
  • Pensez à votre média ! Pour moi, le mieux reste encore le support acheté ou reçu : un livre, un dépliant… on le garde avec soi, donc on lui attache une certaine valeur. On sera donc plus enclin à scanner un code.

Mais, la règle la plus importante reste que la surprise ne plait à personne ! De plus, les codes QR peuvent maintenant envoyer un SMS ou appeler un numéro… surtaxés ! Donc, indiquez toujours clairement ce que fait le code. De cette manière, vous incitez aussi votre audience à faire l’effort de sortir leur téléphone.

En conclusion : on les utilise, ou pas ?

Pourquoi pas ! Après tout, il faut peut-être seulement commencer à les utiliser judicieusement pour que la pensée collective passe de « je ne veux pas sortir mon téléphone pour rien » à « ah, ça a l’air intéressant, j’aimerais en savoir plus ». Nous sommes d’accord : entièrement supprimer les codes QR ne changera pas la pensée des gens.

Ces codes ne sont en tout cas pas un remplacement : le support premier reste celui sur lequel le code est imprimé, pas celui où il amène (simplement : votre affiche, flyer, livre, etc).

Pour plus d’informations, je vous propose de lire ce guide PDF d’Unitag qui, certes rempli du champ lexical marketing (Unitag après tout essaie de vendre ses services par le biais de ce guide), montre des exemples de mauvaises campagnes publicitaires contenant des codes QR.

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