Que signifie votre logo (partie 1) : A quoi sert-il ?

J’ai parlé il y a quelques temps des questions à se poser avant de commencer la conception d’un logo, afin d’aiguiller sa démarche. Le graphisme fait partie d’un cours interentreprises en médiamatique – et maintenant que je le prends à mon tour, voici une petite série d’articles pour vous aider encore plus à concevoir votre propre logo !

Pour inaugurer le premier article, posons correctement les bases du sujet : déjà, à quoi sert un logo ?

On peut le voir comme la pièce d’identité de l’entreprise. Il renseigne donc les choses importantes à savoir : l’entreprise vend-t-elle du haut de gamme (donc cher) ? Sa clientèle est-elle plutôt les hommes ou les femmes (par exemple pour les marques de vêtements) ? Le produit est-il plutôt adressé à un public large, ou seulement quelques intéressés (dans les hobbys, par exemple) ?

Nous associons très facilement un logo ou bien une marque à la totalité de ses produits – c’est une des raisons pour lesquelles certaines sociétés divisent leurs marques en deux : une par exemple pour les produits haut de gamme, une pour les produits grand public (on peut citer Toyota et sa marque Lexus).

Aujourd’hui, la mode est aux logos simples, notamment car il est beaucoup plus facile de se rappeler d’une forme simple que complexe. Voyez plutôt l’évolution de la marque C&A :

cena logo evolution - Que signifie votre logo (partie 1) : A quoi sert-il ?(merci à Shebanian.com pour l’image)

Le dernier changement en date est flagrant : on perd une couleur et on retire le dégradé dans la bordure rouge. A l’avenir, on pourrait imaginer carrément retirer la bordure, voire même ne garder que celle-ci si la marque est assez connue ! Petite anecdote : j’ai remarqué, en cherchant des évolutions de logos, que la plupart des sociétés multinationales conservent leur nom sur le logo (Sony est l’exemple le plus flagrant) ; certainement pour pouvoir faire compétition aux marques locales qui existent par centaine dans certains pays.

Tout ceci est écrit dans la charte graphique. Elle aide à définir la stratégie de communication externe de l’entreprise et peut être plus ou moins précise. Par exemple, on y écrit souvent le logo de l’entreprise ainsi que ses déclinaisons (nous verrons cela à la fin de la série d’articles) et dans quel cas chacune est utilisée, mais on peut aussi y mettre les polices à utiliser dans les e-mails, la taille exacte du logo pour chaque utilisation, etc.

Pour faire un bon logo, il faut quoi ?

Un logo est composé de trois éléments (chacun sera détaillé dans son propre article) :

  • la typographie : donc les polices. C’est la façon visuelle d’écrire le nom de la marque.
  • Le symbole : l’emblème graphique unique à l’entreprise. Il peut exister sous différentes formes, il est par exemple abstrait dans le logo de Nike, mais figuratif dans le logo d’Apple.
  • Les couleurs : ce sont les couleurs utilisées pour représenter le logo. Elles sont souvent associées avec l’entreprise, et ont une signification primitive en nous. Milka par exemple est instantanément reconnu par son mauve.

En synthèse, cinq règles simples avant de commencer son logo. Il devrait :

  • Se distinguer des autres. Lorsque les gens voient votre logo, ils doivent penser seulement à votre entreprise.
  • Être significatif. Comme expliqué au début de cet article, il transmet toutes les valeurs de l’entreprise en une image.
  • Être clair et simple. Un logo surchargé ne sera jamais mémorisé, et risque même de ne pas être regardé.
  • Être adaptable. Il faut pouvoir l’imprimer sur une carte de visite (format 86x54mm) ou une bannière au format mondial sans qu’il ne perde en lisibilité.
  • Durer dans le temps. Il doit pouvoir être utilisé pendant des années à venir.

Une petite précision par rapport à la règle d’adaptation : lors de sa conception (dans un logiciel de dessin vectoriel s’il-vous-plaît, comme par exemple Inkscape ou Adobe Illustrator), vous devriez pouvoir rapetisser son plus long côté à 2cm sans que le logo ne perde de détails. Si un élément n’est plus visible ou se déforme, le logo n’est pas bon. D’où l’un des intérêts de travailler en vectoriel : vous pouvez vous limiter à un carré de 2x2cm et zoomer 1600x sans perdre de détail. Il est bien plus facile d’agrandir un dessin en vecteur que de le rétrécir.

Le prochain cours parlera plus en détails du symbole : ce qu’il signifie, et comment le concevoir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.