Comment bien utiliser son scanner (partie 1) : les propriétés physiques du scanner

Nous avons tous utilisé un scanner au moins une fois dans notre vie, que ce soit pour conserver une copie de documents importants, imprimer une vieille photo argentique dans un format plus grand, etc. Et, quand bien même la plupart d’entre nous oublions souvent cette machine (qui est fréquemment rattachée à une imprimante qui plus est), il est important de savoir correctement s’en servir afin de pouvoir correctement scanner ses documents.

Voici donc la première des deux parties d’un petit guide sur le scanner. Nous verrons ici les propriétés physiques de la machine.

Il existe quoi comme scanners ?

Il est vrai que bien souvent, les scanners sont inclus dans une imprimante de bureau et comme nous cherchons d’abord à acheter une imprimante, ses spécificités ne sont pas importantes. Possédant moi-même une petite imprimante LED au toner, j’ai difficilement trouvé les spécifications de son scanner intégré : je ne trouve pas, par exemple, la vitesse d’acquisition, le format maximal, ou la technologie du capteur… ces termes ne veulent-ils rien dire pour vous ? Définissons-les maintenant alors !

Bien sûr, il faut déjà différencier différents types de scanners. Le plus connu est le scanner à plat, que nous avons tous chez nous. Une bande de capteurs défile le long du document et numérise chaque ligne ainsi captée. Mais il existe aussi les scanners à main – pratiques pour scanner une partie d’un document. Les scanners par défilement – qui à l’instar d’une machine à fax, font défiler le document devant les capteurs, permettant ainsi de scanner plus rapidement une série de documents. Enfin, nous connaissons tous les scanners dits « stylos », comme par exemple les lecteurs de barre-code. Et, pour la culture générale, la société Suisse 4digitalbooks produit un scanner permettant de numériser automatiquement un livre du début à la fin.

Et qu’est-ce qu’il faut regarder dans ses caractéristiques ?

Quel que soit le scanner dont nous parlons, ils possèdent tous les mêmes caractéristiques physiques à prendre en compte avant l’achat :

  • Le format de document : autrement dit, la taille maximale qu’il est possible de faire rentrer dans un scanner. Le plus souvent, il s’agit d’une feuille A4.
  • La vitesse d’acquisition : elle est exprimée en nombre de pages que le scanner est capable de numériser à la minute (ppm). Cette unité varie selon le format du document ainsi que sa résolution. La page de « benchmark » est normalement donnée. On peut par exemple lire pour le Canon Lide 220 qu’il numérise une page A4 en couleur de résolution 300dpi en seulement 10 secondes.
  • L’interface : autrement dit, le câble qui connecte le scanner à votre ordinateur. On voyait il y a quelques années le FireWire, mais celui-ci a perdu face à l’USB 3.0. Pour un usage personnel et pas forcément fréquent, un port USB 2.0 est amplement suffisant – d’autant plus que si votre ordinateur ne possède pas de port USB 3.0, la vitesse de la numérisation sera rabaissée à celle de l’USB 2.0.
  • Enfin, il est toujours pratique de s’intéresser aux aspects physiques de son scanner. Certains peuvent être très bruyants ou gourmands en électricité.

Et bien sûr, il faut surtout réfléchir à l’utilisation que vous comptez en faire. Certains scanners par exemple sont équipés d’un bac de chargement qui charge les feuilles automatiquement. Pratique si vous avez beaucoup de documents à la suite !

Parlons maintenant de ce qui est certainement la caractéristique la plus importante : la résolution. Si vous avez lu mon guide sur l’impression, vous connaissez le concept de pixels par pouce (ppi). Les scanners fonctionnent en points par pouce (dpi – dots per inch). Logique ! Puisqu’un document imprimé ne contient pas de pixels, il faut une autre unité pour indiquer le niveau de détail disponible.

En fait, la barre motrice d’un scanner, celle qui émet une forte lumière, est pourvue de capteurs tout le long. Ils envoient un faisceau lumineux qui leur est renvoyé, et peuvent ainsi recréer des pixels colorés. Plus cette barre a de capteurs, plus il est possible d’augmenter la résolution de la numérisation. Plus la résolution est élevée, plus le document sera détaillé. Cependant, il prendra aussi beaucoup plus de temps à numériser. On peut distinguer la résolution horizontale, dépendante du nombre de capteurs, de la résolution verticale, dépendante du moteur faisant déplacer la barre.

Heureusement pour nous, le constructeur de la machine se charge de ces calculs pour nous et nous fournit un nombre simple, par exemple 4800x4800dpi (dans le cas du scanner Canon que j’ai cité plus haut). Il faut cependant différencier la résolution optique de la résolution numérique. La résolution optique est définie par les capteurs du scanner. La résolution numérique, ou interpolée, est une manière logicielle d’augmenter la résolution. Simplement, c’est un peu comme agrandir une image sur votre écran… avec quelques algorithmes en plus pour ne pas trop la pixeliser. L’unité de comparaison utile est donc la résolution optique.

Mais nous reparlerons de la résolution dans la deuxième partie du guide.

Alors cet article est fini ?

Pas encore ! Revenons sur les capteurs ; il existe deux technologies : les capteurs CMOS et les capteurs CCD. Les CMOS se trouvent dans la plupart des scanners destinés à l’usage privé. Il s’agit en fait d’émettre la lumière nécessaire à la numérisation depuis une LED. Les LED ne consommant que très peu d’électricité et ne coutant presque rien, ces scanners sont donc parfaits pour la majorité des consommateurs.

En contrepartie, les capteurs CMOS fonctionnent au néon. Ils offrent donc une bien meilleure qualité de numérisation, mais consomment énormément d’énergie. Les capteurs CMOS devenant de plus en plus performants cependant, il est bien possible qu’ils remplacent prochainement entièrement le CMOS.

Et nous voila officiellement à la fin de cet article. La prochaine fois, nous regarderons le côté logiciel des scanners : ce qu’il faut paramétrer pour quelle utilisation.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.