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Le bon design d’un logo : les bases

Bon nombre d’articles sur d’autres blogs comme le mien donnent des règles générales pour un bon logo, je les ai lu mais les ai trouvées mal adaptées ; elles conviennent plutôt aux personnes qui ont déjà une idée en tête plutôt qu’aux gens comme moi qui veulent créer un logo sans savoir par quoi commencer. Bref, reprenons les bases.

En premier, il faut comprendre qu’un logo doit résoudre un problème. Le plus souvent, il s’agit de rendre votre entreprise reconnaissable en un coup d’œil. Il doit transmettre un message en une image simple : que produit cette entreprise ? A quelle clientèle s’adresse-t-elle ? Quel message veut-elle faire passer ? Est-elle sérieuse (p. ex. étude d’avocat), ou proche de sa communauté (p. ex. boulangerie) ?

La recherche de logos

Oui, il est important de rechercher vos logos avant de commencer à les dessiner ! Si je vous dit… « étude d’avocats-notaires du canton de Genève », qu’est-ce qu’on va aller chercher ? Eh bien, c’est une bonne pratique que d’aller regarder ce que les autres entreprises du même domaine font. Dans notre cas, nous avons : une étude d’avocats, une étude de notaires, et le canton de Genève. Il faudrait aller regarder plusieurs logos entrant dans ces trois critères, les critiquer et retenir les points communs.

Chaque élément d’un logo a son importance ! Il faut pouvoir justifier absolument tout : les formes, leur placement, les polices, la taille des caractères, pourquoi les symboles sont abstraits ou concrets, pourquoi l’espacement entre les lettres est élevé ou non… c’est pour cela que la règle d’or, souvent réitérée à l’école, est qu’un logo doit pouvoir être dessiné dans le sable avec un bâton… sans être forcément une copie exacte, bien entendue. Il faut donc éviter de trop charger un logo et, surtout, pouvoir l’expliquer.

En parlant de charger un logo, n’oubliez pas de prendre en compte les époques et les modes. On dit souvent qu’un bon logo est immortel dans le temps, mais dessiner un logo pareil justifie de payer son graphiste 500 francs de l’heure… et ne rien donner à un apprenti (bien que je sois de l’école de pensée que tout travail mérite salaire !). Donc, pour nous, il faut regarder les époques. Prenons pour exemple le logo de BP (merci au Telegraph pour l’image déjà faite) :

 

 

Le logo de gauche a été introduit en 1974 et pour cause : les arêtes du bouclier sont pointues, les lettres formant le sigle sont empattées. Ces éléments datent en fait de 1930, le logo de 1974 a seulement changé les couleurs. Pour moi qui suis jeune, le logo au bouclier évoque bien les années 70 retro. Il a maintenant fait son temps, et c’est en 2000 que BP s’est offert un nouveau logo, celui de droite.

Remarquez que parfois, il ne vaut mieux pas changer son logo. Shell par exemple (pour rester dans le pétrole) utilise le même logo depuis 1904, quoique maintenant plus stylisé et en variant parfois la police. Mais le coquillage jaune et rouge que nous connaissons tous date de 1999, basé sur le design de 1971. Pour moi, ce logo évoque lui aussi les années 70 et pourtant, j’identifie Shell avec ses couleurs. Je pense que si la compagnie décidait de complètement le changer, ils ressortiraient l’ancien aussitôt.

Les bonnes pratiques d’un logo

Aujourd’hui, la mode est au flat. Le flat, littéralement « plat », consiste à retirer tout ce qui n’est pas essentiel et complique le logo. On parle de mode car le flat a bien évolué depuis son apparition en 2012, mais il s’agit surtout de l’évolution naturelle de la théorie des logos. En clair, on remarque par expérience que les logos les mieux perçus sont les plus simples. Si je vous dit Nike, McDonald’s, Adidas, Apple ? Leurs logos sont tout bête et monochromes.

logo bp 1974 2000 ancien nouveau

Dans un logo, on évite les dégradés, les bordures, les couleurs à foison et les polices empattées. Pourquoi pas de dégradés ? Car un logo doit pouvoir être décliné. C’est-à-dire qu’on doit pouvoir changer la couleur de plusieurs manières et en conserver le sens. Si on transforme un dégradé en aplat de couleur noir ou blanc, est-ce qu’on voit encore ce qu’il représente ?

Par contre, un logo ne doit pas forcément être coloré (entendez donc : il sera noir et blanc). Les associations neuchâteloises par exemple aiment bien placer le drapeau du canton quelque part. Comme il est vert, blanc et rouge (avec une petite croix Suisse dans le rouge) on peut utiliser l’espace blanc ingénieusement, comme l’ont fait les graphistes du logo de la police cantonale :
logo police neuchâtel

Sachez rester simple

Un logo ne doit pas forcément être ingénieux ! Ça attire le regard, c’est sûr, et peut-être que ça fera un peu parler de vous, mais un bon logo doit d’abord représenter son entreprise. Tenez, reprenons le logo de la police. Remarquez que le mot police est écrit sans majuscules, avec une police sans empattement et assez épaisse. Pourquoi donc ? Pour la représenter comme étant au service du public ! Imaginez une police en capitales, avec empattement : tout de suite elle devient la police secrète d’un régime tyrannique.

On peut aussi regarder la distance entre police et neuchâteloise. Les deux éléments sont assez éloignés l’un de l’autre pour ne pas être amalgamés si on les regarde de loin. Les caractères italiques servent certainement à harmoniser le drapeau (il aurait sûrement moins bien donné s’il était droit au lieu d’être un peu incliné) et sont tournés vers l’avenir – mais la symbolique des logos sera certainement un autre article.

Résumé

Je pense que nous avons maintenant toutes les bases pour démarrer. Pour résumer :

  • Un logo doit représenter son entreprise, chaque élément du logo doit pouvoir être justifié.
  • Il répond à une problématique. Déterminez-là dès le début.
  • Restez simple, on peut le dessiner avec un bâton dans le sable.
  • Regardez d’autres logos dans le domaine.
  • Etudiez les polices utilisées ! On oublie souvent d’y prêter attention.

Vous souhaitez aller plus loin dans l’élaboration de votre logo ? Continuez la lecture par ici.

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