Skip links

Les formats d’images (partie 1) : bitmap et vecteurs

Un guide de fini (sur l’impression) qu’on en entame déjà un autre ! Cette fois-ci, attardons-nous plutôt sur les formats d’images. Nous voyons souvent les mêmes : .jpeg, .gif, .png… mais même quand le rendu est pareil, la technique pour l’obtenir peut avoir changé. Il est donc important dans le métier de médiamaticien de connaître les différent formats d’images afin de les utiliser de la bonne manière.

Mais restons général pour le moment et voyons déjà la différence entre les images bitmap et les vectorielles. Ça a l’air compliqué comme ça ? Pas du tout !

Les ordinateurs ont, disons-le comme ça, toujours été capables de traiter ces deux types d’image. En bitmap, on crée littéralement une carte (map) de bits (la plus petite unité qu’un ordinateur puisse traiter). En clair, on forme une grille de pixels et chacun détient un code indiquant sa couleur. Vus de loin, ils forment une image. Voici par exemple une grille représentant un cercle noir :cerclepixel

On peut voir chaque petit carré formant la forme (à noter que certains sont un peu transparents, c’est une technique souvent utilisée par Photoshop pour lisser les bords de l’image). La forme est autant pixelisée car j’ai zoomé à 160% ! A 100%, la taille réelle, on voit un cercle parfait (oui, il était aussi petit que ça en vrai).cercleparfaitpixel

Le bitmap est donc plutôt adapté pour des photos et dessins complexes. A l’inverse des vecteurs, on ne le nomme pas vraiment. On dira « rajoute un chapeau sur cette image » plutôt que « ouvre l’image bitmap et rajoute un chapeau » – si vous n’avez jamais entendu parler de bitmap avant, c’est certainement pour ça. Le bitmap est pris en charge par les formats d’images courants et moins courant : jpeg, gif, png, tiff, psd (Photoshop), etc.

Ca a l’air compliqué les vecteurs ! C’est pas en math ?

Pour le dessin à l’écran, tout ce qu’il faut savoir des vecteurs est qu’ils permettent de créer des illustrations. En fait, au lieu de traiter des pixels et de dire à la machine « change la couleur de ce pixel avec le code 245,200,027 et rend-le transparent de 50% » (par exemple en utilisant l’outil pinceau dans Photoshop ou Paint), on va lui dire « calcule la forme de ce trait ». On peut donc créer des courbes en tout genre et transformer la taille de l’illustration comme on le souhaite sans perte de qualité !

Voici un exemple tout simple. J’ai rapidement réalisé une forme avec Adobe Illustrator (programme qui gère uniquement les images vectorielles). La voici en entier au format png (donc bitmap) :

formeillustratorentierEt regardez maintenant uniquement le bord supérieur droit :

formeillustratorpartiel

Le trait noir n’a pas changé de qualité : c’est le pouvoir des images vectorielles. Qu’on l’agrandisse ou qu’on zoom, elle conservera sa qualité. C’est donc un format parfait pour les illustrations simples (la règle générale étant qu’on doit pouvoir les dessiner dans le sable avec un bâton). Les logos notamment : on peut sans problème réduire sa taille dans Illustrator, l’exporter au format .jpeg et le fixer par exemple sur nos cartes de visite pour ensuite le reprendre, l’agrandir un bon coup, l’exporter à nouveau et l’imprimer sur une affiche géante posée à l’arrêt de bus.

Une synthèse, ce serait sympa !

Oui ! En conclusion :

  • privilégiez le bitmap pour les photos et dessins complexes. Une grille de pixels, chacun prenant une seule couleur, est créée. De loin, on voit une image.
  • privilégiez les vecteurs pour les illustrations aux formes simples à réaliser quand le résultat doit pouvoir être adapté à plusieurs supports. Les vecteurs sont en fait des calculs renseignant la forme et la courbe de traits ayant un début et une fin. On peut donc changer la taille sans perdre de qualité.

C’était un article très rapide pour poser les bases des différences entre les deux modes. Dans la suite du guide nous verrons ensemble des formats spécifiques.

Leave a comment

Name

Website

Comment