Les bases de l’impression (partie 6) : les pixels par pouce et l’image

Je vous invite à bien lire l’article précédent du guide afin de bien comprendre les concepts qui seront utilisés ici. Vous saurez ensuite ce que sont la définition, la résolution (on les confond souvent), les pixels par pouce et comment les calculer (ce qui heureusement n’est pas nécessaire pour le traitement d’image).

Et on peut donc tout de suite entrer dans les choses intéressantes : le traitement d’image !

Tu veux dire que l’image utilise des pixels comme l’écran ?

Exactement. Et c’est tout à notre bénéfice : cela rend les réglages presque automatiques. Voici une capture d’écran de Photoshop qui contient l’image que je vais utiliser durant tout l’article :

prtscrphotoshop

Bon, j’avoue avoir un peu retouché la capture pour la rendre plus petite. Ce que je voulais surtout montrer, c’est le fond noir et l’image en elle-même (j’en suis fier, mais là n’est pas la question). En fait, les réglages deviennent beaucoup plus évidents quand on imagine que notre image est un écran. Il a sa propre définition, sa propre résolution et surtout ses propres pixels.

Donc, dans Photoshop (je rappelle les alternatives gratuites : Gimp et Photoshop Elements entre autre), quand on va dans le menu Image puis Taille de l’image… on pourrait aussi très bien dire Taille de l’écran… ! Et en l’occurence, on voit ceci :

réglage_athène

Le champ qui va nous intéresser le plus est bien celui de la résolution, en ce moment à 72 pixels par pouce. Voici mon image telle quelle :

athenes[1]_cropped

Il faut surtout regarder le taux de pixelisation : les contours sont-ils nets ? Si on zoom, à partir de quand voit-on une perte de la qualité ? Pour une image de 72ppi, la résolution la plus basse permise à l’écran, on s’en sort pas trop mal (bon, au départ c’est une peinture prise en photo, mais regardez par exemple Dark Vador qui provient entièrement d’une photo haute résolution).

Essayons maintenant la même image, mais en 24ppi (soit le tiers):

athenes[1]_24ppi_joint

Aïe ! Elle a été automatiquement réduite pour préserver les proportions et la qualité. Ceci car je n’avais pas décoché la case Conserver les proportions. Il faut donc la décocher, rentrer nos ppi et… on remarque que les champs Dimension des pixels se changent en même temps. Aucun problème, il suffit de les remettre aux valeurs originelles. Voici donc cette nouvelle image :

athenes_24ppi_samesize

… Mouais, pas grande différence. En tout cas pas à l’écran. Et c’est normal : la résolution n’est qu’un calcul basé sur les autres champs vus dans la fenêtre de réglages. Photoshop, qui fait bien les choses, a décidé de m’empêcher de changer la largeur et longueur sous Taille du document afin de conserver la qualité de l’image. Enfin, il est plus correct de dire que ce sont ces deux tailles qui créent le ppi. Photoshop est assez gentil pour faire les calculs à ma place et d’essayer de ne pas la transformer en un amas amorphe de pixels. Normalement, si on recréait l’image en 300 ppi (le standard pour l’impression), on ne devrait pas non plus voir d’aberrations. Et en effet :

athenes[1]_cropped_300ppi

Mais si on l’ouvre à la taille réelle (clic droit puis Ouvrir le lien dans un nouvel onglet ou Ouvrir le lien dans une nouvelle fenêtre) puis qu’on clique dessus pour encore l’agrandir, on voit qu’elle est géante ! … Et incroyablement pixelisée. C’est normal : j’ai voulu faire rentrer beaucoup plus de pixels dans le même espace. Il a donc fallu prendre la valeur de chaque pixel existant et la coller 4 fois autour de lui pour donner cette image. On voit donc beaucoup plus d’aplats de couleur.

Bon, c’était amusant ces petites images mais ça veut dire quoi pour nous les ppi ?

Je l’ai mentionné ça et là, je l’écris maintenant officiellement : pour l’impression, n’utilisez uniquement qu’un taux minimal de ppi de 300. Pour les images à l’écran, 72 minimum. C’est tout !

Ainsi, si vous savez d’avance que vous devrez imprimer une image (pour une affiche par exemple), ouvrez-la dans votre programme et changez de suite les ppi. Comme je l’ai dis, pas grande différence à l’écran mais les artefacts seront tout de suite visibles à l’impression : ceci car les imprimantes utilisent le concept de dpi, dots per inch. Pour effleurer le sujet (je ne connais pas ce principe très bien moi-même), l’image va donc être agrandie de manière absolue (donc au lieu de 5 sur 5 centimètres elle mesurera 20 sur 20 centimètres); l’imprimante sera donc plus précise dans son travail.

Enfin, plus qu’un article ! Cliquez ici pour découvrir le fond-perdu, un concept tout simple mais difficile à expliquer (enfin, j’essaie quand même !).

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