Les bases de l’impression (partie 3) : les types de papier

Nous sommes maintenant fin prêt à acheter le papier qui convient à l’utilisation qu’on veut en faire. Nous connaissons le format de notre papier, le poids qu’il devrait avoir mais…

D’un coup, c’est le doute : pourquoi est-ce que ce papier est très blanc ? Pourquoi celui-là est-il presque cartonné ? Pas de panique, tout à une réponse !

Il faut déjà distingué le papier recyclé, non-couché et couché.

  • Le papier recyclé est obtenu en décomposant les fibres d’un papier sur lequel il y a de l’encre avec des produits chimiques. C’est un procédé très taxant sur l’environnement, mais selon certaines estimations on y gagnerait car il n’y a pas besoin de faire parvenir de lourds troncs d’arbre en camion. Le papier est donc décomposé, puis reconstitué. Les produits font qu’il ne paraîtra pas aussi blanc qu’avant. En fait, plus on fait le procédé (jusqu’à 10 fois par feuille), plus le papier devient sombre et bruni. Il est possible de lui redonner de l’éclat, mais c’est un procédé couteux et encore plus dangereux pour l’environnement.
  • Le papier non-couché, de manière générale, désigne un papier qui n’a pas été traité après création. C’est celui qu’on achète pour écrire sur des cahiers ou lire les journaux quotidiens.
  • Le papier couché par contre a reçu un traitement afin de lui donner un rendu spécifique. Il en existe plusieurs types.

Quels sont les types du papier couché ?

  • Le papier mat résiste à la lumière et aux empreintes de doigts. Il fait ressortir la profondeur des couleurs et le caractère de l’image imprimée – car l’encre est plus absorbée par le papier. Il est donc plutôt utilisé dans les ouvrages de luxe ou les tirages limités.
  • Le papier brillant est tout l’inverse. Peut-être l’avez vous déjà vu dans certains magazines bisannuels ? Il réfléchit énormément la lumière et offre un bon compromis : un papier qui durera dans le temps tout en ne coutant pas trop cher. Parfait pour vos flyers et petites affiches publicitaires.
  • Le papier satiné est granuleux au toucher et possède donc une certaine texture. Il convient pour tout type de document, mais il fait ressortir la couleur noir mieux que les autres. Particulièrement apprécié des photographes justement pour sa profondeur.
  • Enfin, on peut noté le papier couché au kaolin. Particulièrement utilisé pour faire de belles cartes de visite, il s’agit d’un papier dont une fine couche de craie a été incorporée à l’intérieur. Cela rend le papier encore plus blanc et rigide.

Le papier glacé, souvent utilisé à la maison car facilement trouvable en grande surface, n’est pas forcément couché. Il a en fait subi un traitement à l’eau qui lui donne cet aspect brillant et rigide, mais il n’a pas toujours été traité pour devenir un papier couché. Il n’est prévu que pour les photos et on déconseille son utilisation pour du texte.

Il existe bien sûr bien d’autres papiers, mais ils sont soit destinés à des usages vraiment spécifiques (comme le papier fluorescent) ou devenus presque introuvables (le vrai papier Bristol).

Voila, les bases du papier à impression sont posées ! Dans le prochain article, nous verrons le côté numérique de l’impression : comment obtenir la meilleure impression depuis votre ordinateur.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.