A qui s’adresse la médiamatique ?

Je parle de manière générale de la médiamatique dans la page qui lui est dédiée et je profite du blog pour entrer plus dans les détails.

Et, car je souhaite que la formation devienne plus populaire (entre autre afin de ne plus avoir besoin de la décrire en entier lorsque j’en parle à mes amis), j’essaie d’inciter le monde à considérer cette formation.

Si vous résidez en Suisse et que vous contemplez un CFC, lisez donc !

Ou sont les écoles et que font-elles ?

Tout d’abord, il faut savoir que les CFC (aussi appelés apprentissages) sont uniquement ouverts aux gens ayant terminé l’école obligatoire – généralement appelée 9ème année en Suisse (ou 11ème depuis le système HarmoS). Dès lors, en Suisse Romande, il est possible d’effectuer son apprentissage dans une école à Sainte-Croix (canton de Vaud) ou au CPLN (canton de Neuchâtel). Le CPLN permet de terminer la formation en 3 ans au lieu de 4 – pratique si vous voulez faire vite, mais plus stressant !

En effet, la médiamatique ne s’effectue uniquement qu’en parallèle d’une maturité professionnelle. Personnellement, comme je détiens un Bac français (c’est une longue histoire) je suis dispensé de cours de maturité – à raison de 2 jours par semaine. Les trois jours restant sont uniquement des cours de CFC, alternant entre la théorie et la pratique.

Et du coup il faut être quel genre de personne pour réussir ?

Je pense que n’importe qui peut réussir son CFC de médiamaticien, surtout parce qu’il est pluridisciplinaire. La première année fait majoritairement de la technique du design (utilisation de Photoshop, Illustrator, InDesign) et de la bureautique (utilisation complète de Word, Excel, PowerPoint), mais la deuxième année commence le marketing et la gestion d’entreprise. Il y en a donc pour tous les goûts.

Par expérience, je dirais qu’il n’y a qu’une seule qualité importante : la précision et la patience. Le reste s’apprend ! Mais, en effet, nous utilisons beaucoup des programmes demandant du doigté et des paramétrages. Photoshop est facile à utiliser avec le bon enseignant pour dispenser le cours, mais l’élève doit encore pouvoir appliquer l’outil au bons endroits et en bonne proportion, et c’est souvent ce qui prend le plus de temps. Les élèves impatients fourniront un travail trop superficiel, pas assez recherché et se décourageront d’eux-mêmes.

Prenons le faceswap comme exemple, que certains d’entre nous ont dû faire pour la dernière soirée porte ouverte de l’école. Derrière ce procédé au rendu simple qui consiste à recouvrir la tête de quelqu’un sur une photo par le visage d’une autre personne de telle manière que le changement semble naturel se cachent facilement des heures de travail et des centaines de petites manipulations ! J’ai moi-même plus d’une fois perdu le fil de ce que je faisais par inexpérience et j’imagine aisément qu’il est possible de perdre la quasi-totalité de son travail par une fausse manipulation faite il y a quelques heures (le retour arrière n’étant malheureusement pas infini).

J’ai la chance d’avoir des enseignants passionnés au CPLN qui connaissent aussi le design. Ils sont capables de me dire, d’un point de vue technique (donc en respectant ma vision des choses), ce que je pourrais améliorer dans mes créations. Le sens et les règles du design s’acquièrent donc naturellement au cours de la formation.

En conclusion ?

La médiamatique est une formation que je recommande vivement, mais peut-être avec un plan B si vous n’êtes pas sûr de réussir votre première année. A bientôt !

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